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Informatique et réseaux Le 18-12-2012

Le cloud

 

Depuis leur annonce en 2011, les deux projets d'informatique dématérialisée (cloud computing) "à la française" d'Orange et SFR suscitent les critiques des entreprises françaises du secteur. Ces PME, pour la plupart, voient d'un mauvais œil cette alliance entre l'Etat et des géants des télécoms, jugés inadaptés au marché du cloud, et se plaignent de tentatives de débauchage d'employés, que les consortiums nient.
 


Financés à hauteur de 150 millions d'euros par l'Etat, les deux consortiums, Cloudwatt pour Orange et Numergy pour SFR, doivent devenir des géants européens, à même de concurrencer les américains Amazon, Microsoft et Google. Ces deux consortiums fourniront aux entreprises des ressources informatiques, de la puissance de calcul ou de l'espace de stockage, souvent trop coûteuses à maintenir pour ces clients.
 
"Il n'est pas normal de financer en parallèle deux projets. On ne finance pas tout et son contraire !, estime Didier Soucheyre, président de l'opérateur d'infrastructures réseaux Neo Telecoms. "L'Etat doit demander aux grands acteurs choisis des garanties minimum", tance-t-il. Pour le responsable, ces deux nouvelles entreprises seraient peu à même de conquérir le marché ou d'être innovantes. "Ce sont des acteurs avec des coûts de fonctionnement élevés et, de ce que j'en vois, moins innovants que des PME comme Gandi ou Ikoula, sur qui on tire à bout portant", déplore M. Soucheyre.


    Quels clients pour le cloud "à la française" ?

"Ils auront sûrement des projets publics qui vont remplir leurs infrastructures, sur l'impulsion des décideurs publics. Mais est-ce que de purs clients privés, PME et PMI y iront ?", questionne Didier Soucheyre, de Neo Telecoms, qui se développe beaucoup en région pour toucher les PME qui seraient attachées à la proximité du centre de données [datacenter] contenant leurs données. Cela, contrairement aux acteurs publics.

"Cloudwatt n'est pas une start-up. Ils ont des gros actionnaires, mais pas la flexibilité qu'offrent les autres acteurs. Ils seront adaptés pour des clients très structurés, sûrement les mêmes qu'actuellement, mais pas pour des PME qui n'entrent pas dans les cases du catalogue", analyse encore le président de Neo Telecoms.

Cloudwatt se spécialisera dans l'infrastructure en tant que service (IaaS) et la location de ressources informatiques. En plus d'éventuels acteurs publics, l'entreprise compte bien toucher les PME avec un catalogue fixe. Contrairement à Neo Telecoms, le projet public-privé estime qu'"il n'est absolument pas important d'avoir des datacenters en région".

La spécialisation sur les PME n'est pas le principal argument du concurrent Numergy, qui préfère tabler sur la sécurité pour attirer ses clients. SFR vend depuis plusieurs mois des solutions cloud sécurisées, quand le second actionnaire Bull est un acteur connu de la sécurité des réseaux.

 

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